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Cameroun : Polémique sur la location du stade d’Olembé pour un mariage

Le stade d’Olembe loué pour une cérémonie de mariage fait des polémiques sur la toile comme l’a constaté Lebledbuuz.

Après la débâcle des lions indomptables à la Can 2023, le consultant sportif Joseph Antoine Bell a fait une analyse de la situation au cours d’un entretien accordé à RFI. Le contenu de son analyse n’a pas été apprécié par les soutiens de l’actuel exécutif de la Fecafoot. Pour s’attaquer à Jojo par ailleurs président du conseil de direction de l’Observatoire national des infrastructures et équipements sportifs (ONIES), ils ont lancé une polémique sur la location du stade d’Olembé pour un événement de mariage.

Les images font sensation sur le Meta faisant couler beaucoup d’encres. Tandis que certains tirent sur l’ex footballeur Joseph Antoine Bell, dirigeant de l’Office et équipements sportifs (Onies), certains estiment  que ce n’est pas inédit dans le monde et que l’initiative est bonne du moment où elle alimente les caisses de l’Onies.

L’Onies  est en avance

Cyrille Tollo, enseignant d’université actuellement en service au ministère des sports et de l’éducation physique (Minsep) pense que les gens qui ont lancé cette polémique font étalage de leur ignorance. il demontre avec les images à l’appui que c’est une réalité dans d’autres pays. « Cérémonie  de mariage à  Olembe.  Vive L’Onies. Eh oui, Messieurs  et Dames, un stade de football  n’est  pas fait uniquement pour taper dans le ballon. On y fait des concerts,  des croisades religieuses,  des mariages,  des compétitions  d’athlétisme, des défilés  de mode,  etc…. Avec la cérémonie de mariage à  Olembe, ne venez pas étaler votre ignorance dehors, car dans le Continent  quand on montre le ciel, certains  voient  le doigt. En passant  si vous voulez  vous marier sur l’aire  de jeu du Camp Nou à Barcelone, cela vous coûtera 13,500 euros environ 8,8  millions  de francs CFA. Pour un mariage à Olembe, pardon  venez seulement  payer la moitié. Ne se marie pas à  Olembe  qui veut mais qui peut. L’Onies  est en avance », écrit-il sur Facebook, le lundi 29 janvier 2024.

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Intelligence économique de la gestion des stades

« Le stade d’Olembe désormais disponible pour vos mariages, baptêmes, anniversaires, deuils … Bienvenue au continent où quand on clignote à gauche on va à droite », a écrit Bruno Bidjang sur Facebook.

En guise de réaction à la sortie de Bruno Bidjang, Yvan Gaon Issekin estime que c’est une bonne chose pour rentabiliser et pouvoir entretenir les infrastructures. « Quand je lis Bidjang Oba, je comprends pourquoi Club d’élites est devenue une agence d’exécution des coups de la FECAFOOT dans ses rivalités avec l’ONIES que j’avais déjà présenté dans un livre en 2022 sur la géopolitique des stades de la CAN. Le Camerounais moyen doit retenir ceci pour ne pas se laisser entraîner dans les bruits : 1- le mariage dépend avant tout de la présence des époux, des officiers d’état civil et éventuellement des ministres du culte. Le lieu est modulable. Donc on peut se marier au stade. 2- Les stades actuels ont une vocation à être multifonctionnels : on dépasse donc un usage sportif ponctuel du stade pour le faire rentrer dans la vie des citoyens qui le fréquentent. 3-l’économie des stades actuelle est passée d’un capitalisme administré où l’État attend des compétitions pour les utiliser, à un capitalisme de services où le stade présente une gamme de services à des potentiels clients, y compris les époux qui veulent célébrer un mariage. 4- il en résulte donc volonté des stades à devenir des écosystèmes économiques capables de s’autofinancer en évitant à l’État de dépenser pour les entretenir, en rentrant dans cette économie de services. 5- Ouvrir ces stades aux mariages et aux autres cérémonies permet d’enraciner la culture des stades qui est déficitaire au Cameroun, dans les imaginaires des citoyens : Olembé ne sera plus qu’une idée mais un territoire que les Camerounais fréquenteront. C’est même une très bonne chose vu que cela montre une intelligence économique vis-à-vis de la gestion des stades après la CAN », écrit le sociopolitiste.

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